Vérifier un SIREN

Dernière mise à jour : 3 octobre 2026.

En bref

Pour vérifier un SIREN, contrôlez trois choses : que le numéro est bien formé (9 chiffres, clé de contrôle valide), qu'il existe au répertoire Sirene de l'INSEE, et que l'entreprise est toujours en activité. Aucun de ces contrôles ne dit si l'entreprise est solvable.

Ce qu'est un SIREN

Le SIREN est un numéro de 9 chiffres attribué par l'INSEE à chaque entreprise lors de son inscription au répertoire Sirene. Il ne change pas pendant la vie de l'entreprise. Le SIRET en est le prolongement : le SIREN suivi de 5 chiffres (le NIC), soit 14 chiffres, qui désigne un établissement précis (siège, agence, point de vente).

Le numéro de TVA intracommunautaire français se construit à partir du SIREN : « FR », deux chiffres de clé, puis les 9 chiffres du SIREN. Un fichier fournisseurs contient souvent l'un ou l'autre de ces identifiants, d'où l'intérêt de partir du SIREN pour tout recouper.

Contrôle 1 : le numéro est-il bien formé ?

Un SIREN valide a exactement 9 chiffres et respecte la clé de contrôle de Luhn : on double un chiffre sur deux en partant de la droite, on additionne tous les chiffres obtenus, et le total doit être un multiple de 10. Ce calcul détecte toute erreur sur un seul chiffre et la plupart des inversions de deux chiffres voisins.

Une cause fréquente de numéro invalide est un tableur qui supprime le zéro de tête d'un SIREN commençant par 0 : le numéro n'a plus que 8 chiffres. Contrôle SIREN complète les zéros manquants avant de contrôler le numéro. Un numéro bien formé n'est pourtant pas forcément attribué : il peut être valide sans jamais avoir été donné à une entreprise.

Contrôle 2 : existe-t-il au répertoire Sirene ?

Le seul moyen de savoir qu'un SIREN a bien été attribué est de le chercher dans le répertoire Sirene de l'INSEE. Il restitue la dénomination, l'adresse, le code d'activité (APE/NAF), la catégorie d'entreprise et, pour un établissement, son type (siège ou secondaire). Si le nom que vous avez saisi diffère de la dénomination officielle, l'écart est à examiner : c'est fréquent pour les entrepreneurs individuels, dont la dénomination officielle est le nom de la personne.

Contrôle 3 : l'entreprise est-elle toujours en activité ?

Sirene indique l'état administratif : en activité, ou cessée. Une entreprise cessée existe toujours dans le répertoire, avec la date de sa cessation. C'est le contrôle le plus utile avant de passer commande ou de payer une facture : une entreprise cessée est un signal à examiner de près.

L'état affiché dépend des déclarations de l'entreprise et de leur traitement par l'INSEE. Il peut donc y avoir un délai entre la réalité (arrêt d'activité, radiation) et ce que montre le répertoire.

Aller plus loin que ces trois contrôles

Ces trois contrôles établissent qu'une entreprise existe et exerce encore. Pour juger d'un risque, d'autres informations publiques s'ajoutent : les dirigeants inscrits au Registre national des entreprises, les jugements d'entreprise en procédure collective publiés au BODACC, ou les comptes annuels quand l'entreprise les a rendus publics. La page données INSEE, RNE et BODACC détaille ce que chaque source apporte.

Pour un seul numéro, la démo de la page d'accueil suffit. Pour une liste de fournisseurs ou de prospects, la vérification ligne par ligne devient longue : voir comment vérifier un fichier de SIREN.

Limites connues

  • Un SIREN valide et actif ne prouve ni la solvabilité, ni la bonne santé financière, ni l'honnêteté de l'entreprise.
  • Certaines entreprises, surtout des entrepreneurs individuels, ont demandé que leurs informations ne soient pas diffusées : le répertoire public ne permet pas de les restituer.
  • Contrôle SIREN n'est ni affilié ni approuvé par l'INSEE, et ne remplace pas un extrait Kbis ni un conseil juridique.
  • Les données publiques ont un délai de mise à jour : elles reflètent la dernière déclaration traitée, pas forcément la situation du jour.

Sources